«
Le véritable renouveau de la tapisserie traditionnelle a
été l’œuvre de l’artiste Hmida OUAHADA
dont les premiers rapports au tissage, sous la direction de Jacques
REVAULT, et de l’Office des Arts Indigènes, datent
de 1951 . Sa tâche consistait au départ, en tant que
dessinateur, à répertorier les formes de tissage de
toutes les régions. A la fin des années cinquante,
il s’est installé à Gafsa, dans les ateliers
de l’Office National de l’Artisanat où il a eu
pour mission de réutiliser, dans le tissage, les dessins
traditionnels et de former des artisanes ».
C’est à partir de 1957, en s’inspirant de la
Batania de Gafsa et de ses formes géométriques que
Hmida OUAHADA a entamé son travail de recherche et de création
qui s’articulait autour de deux axes essentiels: la recherche
au niveau de la coloration et la recherche au niveau des formes,
afin de créer une maquette bien structurée et homogène.
On peut distinguer trois étapes dans son oeuvre :
- 1957- fin des années 1970 : naissance d’un nouveau
produit, à savoir, la tapisserie murale moderne.
- 1980 – 1998 : réalisation d’une tapisserie
figurative se basant soit sur un style géométrique
reproduisant certaines scènes de la vie quotidienne locale
et régionale, soit reproduisant les toiles de grands peintres
orientalistes
- 1998 – 2000 : période pendant laquelle, Hmida a poursuivi
son effort de recherche et de création, dans le cadre de
conventions le liant à l’Office National de l’Artisanat,
et mettant à sa disposition, tous les moyens nécessaire.
Deux collections ont vu le jour en 1999 et 2000 à l’occasion
du 17ème et 18ème Salon de la Création Artisanale.
Ces deux collections sont marquées par un retour à
la tapisserie de la première génération se
basant sur des formes géométriques très variées
mais se démarquent par des dimensions jamais utilisées
en matière de TF (2m/2mètres) et par la coloration
utilisée sans retenue.
|